Mon parcours personnel

Dans ce qui va suivre je vais parler des grandes étapes de mon parcours personnel à partir de mes 18 ans jusqu’à la fin de ma deuxième reprise d’études.

Tout d’abord j’ai eu un parcours plutôt atypique, suite à un CAP/BEP électrotechnique en 1998 à Lannion, j’ai commencé un Bac pro MSMA en apprentissage à St Brieuc, mais au bout de 8 mois je me suis aperçus que j’étais bien en entreprise mais pas lors des sessions de CFA. Du coup j’ai tout lâché et après m’être brouillé avec mon père je me suis retrouvé sans argent et à la rue quelques mois, heureusement c’était pendant le printemps et l’été et j’ai pu loger assez souvent chez des amis dont les parents étaient partis en vacances ou dans des squats, au final je n’ai pas dormi beaucoup de nuits dehors. Puis voyant l’automne et les nuits fraîches arriver et comme j’avais besoin de changer d’air afin de me défaire de certaines addictions (alcool, free party, cannabis et autres) je suis parti dans la région de Grenoble où j’avais une tante qui pouvait m’héberger.

Grenoble

À Grenoble, j’ai fais de l’intérim dans des usines de métallurgie aux fours et sur des presses, en plasturgie sur des presses à injection, en logistique, câblage, j’ai même ébarbé des pneus pour Michelin. Avec l’argent gagné j’ai pu faire quelque chose que je voulais depuis des années : je me suis monté mon premier PC. Avec ce PC j’ai pu sérieusement reprendre (depuis le 386SX25 de 1992) l’apprentissage de l’informatique, à cette époque j’avais Windows 98 SE, puis j’ai testé pour la première fois Linux en 2001, c’était une Suse 7.0 avec le bureau KDE, j’ai trouvé ce système génial même si à l’époque les drivers étaient difficiles à faire fonctionner voir n’existaient pas.
Au bout de 2 ans et demi en Isère j’ai eu encore envie de bouger et je suis parti travailler en Afrique.

L’Afrique

L’expérience Africaine en Tanzanie à installer de l’équipement dans les aéroports a été exceptionnelle, 6 mois à Dar es Salam puis 5 mois a l’aéroport international du Kilimandjaro des paysages magnifiques, des gens supers ouvert et gentils, une culture et une langue (le Swahili) super intéressante, j’en ai vraiment pris plein le vue.
Professionnellement j’y ai côtoyé des ingénieurs de la société qui m’employait et ça m’a fait réfléchir sur l’intérêt que je percevais de leur travail par rapport au mien, il était plus technique, moins manuel, au final je le trouvait plus intéressant.

Rennes et reprise d’étude N°1

De retour en Bretagne, j’ai aménagé à Rennes, et après avoir fait la fête comme un ouf avec des potes des beaux arts, puis un peu travaillé dans une usine de câblage, j’ai entrepris une reprise d’études en cours du soir avec le DAEU option B au service formation continue de l’université Rennes 1 avec la ferme intention de devenir ingénieur (comme ceux avec qui j’avais bossé en Afrique).
Après 1 an de travail très soutenu en mathématiques et physique principalement, j’ai obtenu le diplôme avec une mention « assez bien ». Je voulais continuer les études dans l’informatique mais je me plaisais à Rennes et comme il n’y avait pas de DUT Informatique, j’ai donc décidé de faire le DUT GEII (Génie Électrique et Informatique Industrielle) à L’IUT de Rennes I. Après 2 années de travail et mon compte bancaire très amaigri (j’auto finançais mes études) j’ai été contraint d’arrêter les cours pour travailler et renflouer mes finances.

Une année à farmer

L’année qui a suivie n’a eu pour seul but d’emmagasiner des fonds en prévision de la continuité de ma reprise d’étude. J’ai passé une grande partie de cette année à faire des chantiers et des déplacements en installation électrique et de systèmes d’alarmes, cela a été suffisant pour que je puisse reprendre une licence d’informatique générale à l’IFSIC de Rennes 1

Reprise d’étude N°2

Passer de l’électronique à l’informatique pure, en plus d’une année sans étudier, tout ça sur fond d’une situation personelle compliquée n’a pas été de tout repos. En plus le rythme de l’IFSIC, basé sur des sessions d’examens (rythme FAC) est différent de celui de l’IUT car il n’y a pas de contrôle continue donc parfois on peut se retrouver largué sans s’en rendre compte.
Malgré de gros efforts je n’ai pas validé tous les modules de la Licence du premier coup. Mais je me suis accroché et j’ai recommencé. Une fois la Licence dans la poche je me suis dis que tant qu’à être sur une bonne lancé j’allais embrayer sur le Master.

Le Master 1 (Maîtrise) spécialité Système fut une année particulièrement intense, des semaines de 35 heures de cours des soirées entières à réviser, un niveau théorique très élevé et omniprésent. En bref j’en ai bavé sévère, mais j’ai réussi ! En comparaison le Master 2 spécialité Réseaux fût beaucoup plus paisible. Mon stage de Master 2 c’est passé à Rennes dans la société AriadNext à programmer un concentrateur de log en C et en Python. J’ai obtenu le diplôme Master en Septembre 2012 avec la « mention Bien »